Tu veux de l’extraordinaire? Trouve l’extra.

Il y a quelque chose que j’aime beaucoup dans le mot extraordinaire.
Extra. Ordinaire.
Ce qui sépare l’ordinaire de l’extraordinaire, c’est littéralement L’EXTRA.
Et non, je ne parle pas nécessairement de travailler 80 heures par semaine, de te lever à 4 h 12 pour méditer dans un bain de glace ou de manger du poulet bouilli dans un Tupperware pendant que tout le monde profite de sa vie.
Je parle de cette question-là :
«Quel est l’extra que je suis prête à faire pour obtenir quelque chose qui sort de l’ordinaire?»
Parce qu’on veut souvent le résultat extraordinaire.
Mais l’extra qui vient avec?
Meuh. Ça dépend de la journée.
On remarque le résultat. Rarement ce qu’il a demandé.
Imagine une personne avec des abdominaux tellement définis qu’on dirait une palette de Caramilk.
Le bout plate, c’est que la méthode pour les obtenir contient probablement beaucoup moins de Caramilk.
Notre premier réflexe pourrait être de penser :
« Elle est chanceuse. Ça doit être facile pour elle. »
Peut-être qu’elle a effectivement une génétique qui l’aide. On ne part pas tous du même endroit, avec les mêmes ressources, les mêmes responsabilités ou les mêmes contraintes.
Mais ça ne raconte probablement pas toute l’histoire.
La meilleure question serait plutôt :
«Quel est l’extra qu’elle fait régulièrement pour obtenir ce résultat-là?»
Peut-être qu’elle s’entraîne même quand sa motivation est partie prendre une marche.
Peut-être qu’elle planifie ses repas, porte attention à ses portions et mange suffisamment de protéines.
Peut-être qu’elle refuse parfois quelque chose qui lui ferait plaisir maintenant parce qu’elle veut davantage autre chose à long terme.
Pas une fois.
Pas pendant trois jours après avoir acheté une nouvelle paire de leggings.
Régulièrement.
C’est souvent ça, l’extra : une série de petits choix peu impressionnants qui finissent par créer un résultat impressionnant.
En affaires, c’est exactement la même chose
On regarde un propriétaire d’entreprise qui part deux semaines à Hawaï pendant que son entreprise continue de fonctionner.
Et on se dit :
« Crime, lui, il l’a. »
Mais qu’est-ce qu’on ne voit pas?
Peut-être qu’il a documenté ses processus.
Qu’il a développé ses gestionnaires.
Qu’il a délégué des responsabilités importantes, même si les premières fois, tout n’a pas été fait exactement comme lui l’aurait fait.
Qu’il a appris à tolérer de ne pas être au centre de toutes les décisions.
Qu’il a eu des conversations difficiles au lieu de pelleter les problèmes jusqu’à l’année suivante.
Le voyage à Hawaï, c’est le résultat visible.
L’extra, c’est tout ce qu’il a accepté de construire avant de pouvoir partir sans que son téléphone devienne une ligne d’urgence.
« Je veux devenir gestionnaire »
Même chose pour l’employé qui souhaite accéder à un rôle de gestion.
Vouloir le poste, c’est une chose.
Être prêt à développer les compétences qui viennent avec, c’en est une autre.
Et attention : l’extra ne veut pas dire commencer à gérer ses collègues gratuitement ou faire 12 heures supplémentaires par semaine pour prouver qu’on mérite le poste.
Ça peut vouloir dire :
-
Demander du feedback, même si on n’aimera peut-être pas toute la réponse.
-
Prendre davantage de responsabilités au lieu d’attendre qu’on dise exactement quoi faire.
-
Apprendre à gérer son stress avant d’avoir à gérer celui des autres.
-
Arriver avec des solutions possibles, pas seulement avec le problème.
-
Développer sa capacité à avoir des conversations inconfortables.
-
Faire preuve de constance, même quand personne ne regarde.
Le titre de gestionnaire est visible.
Le développement qui permet de bien occuper le rôle, beaucoup moins.
Et pourtant, c’est là que se trouve l’extra.
L’extra n’a pas besoin d’être spectaculaire
On associe parfois l’extraordinaire à de grands sacrifices.
Mais bien souvent, ce qui crée une différence n’est pas héroïque. C’est répétitif.
- C’est la conversation que tu choisis de ne plus éviter.
- C’est l’heure que tu bloques chaque semaine pour réfléchir à la croissance de ton entreprise au lieu de seulement éteindre des feux.
- C’est le processus que tu documentes aujourd’hui, même si tu pourrais faire la tâche toi-même deux fois plus rapidement.
Individuellement, ces gestes ont l’air ordinaires.
C’est leur répétition qui produit quelque chose d’extraordinaire.
Et soyons clairs : on n’est pas toujours prêt à faire l’extra.
Ce n’est pas nécessairement un problème.
Tu peux décider qu’en ce moment, ta priorité est ta famille, ta santé ou simplement d’avoir un peu plus de douceur dans ta vie. Tout n’a pas besoin d’être optimisé et transformé en objectif de performance.
Mais il faut reconnaître la différence entre :
« Ce n’est pas ma priorité en ce moment »
et
« Je veux vraiment ce résultat, mais je refuse tout ce qu’il demande. »
Parce qu’on ne peut pas envier l’extraordinaire sans jamais vouloir regarder l’extra.
Alors, c’est quoi, ton extra?
Pense à un résultat que tu aimerais obtenir.
Pas dans cinq domaines en même temps. Un seul.
Peut-être que tu veux que ton équipe soit plus autonome.
Peut-être que tu veux accéder à un rôle de gestion.
Peut-être que tu veux pouvoir t’absenter de ton entreprise sans surveiller tes notifications entre deux piña coladas.
Demande-toi :
«Qu’est-ce qu’une personne qui obtient ce résultat fait régulièrement que je ne fais pas encore?»
Ensuite, choisis un extra réaliste.
- Une conversation.
- Une nouvelle habitude.
- Une heure protégée dans ton calendrier.
- Une responsabilité à déléguer.
- Une compétence à pratiquer.
Parce que l’extraordinaire n’arrive pas toujours grâce à un geste gigantesque.
Souvent, il arrive quand tu choisis un petit extra puis que tu arrêtes de le traiter comme quelque chose d’optionnel.
Bonne réflexion !

Stéphanie-Frédérique
Ton leadership aussi mérite son extra
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L’extra ne sera probablement pas de travailler plus fort ou d’en faire toujours plus. Ce sera de prendre le temps de travailler sur ta posture, tes réflexes et ta façon de communiquer, même quand le quotidien roule à 100 milles à l’heure.
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