Tu n'as pas besoin que ce soit optimal en ce moment

J'ai envie de te parler d'une distinction qui m'aide énormément autant dans mon entreprise que dans celles de mes clients.
La différence entre fonctionnel et optimal.
Parce que bien souvent, quand on est propriétaire ou gestionnaire, on aime les choses bien faites.
- On voit les processus qui pourraient être améliorés.
- On voit les suivis qui pourraient être mieux structurés.
- On voit les outils qui pourraient être plus efficaces.
- On voit les conversations qu'on devrait avoir.
On voit tout ce qui pourrait être optimisé.
Et c'est une qualité.
Sauf que cette qualité peut parfois devenir un piège.
Toutes les entreprises ont des saisons
Peu importe ton industrie, il y a des périodes plus tranquilles et des périodes plus intenses.
Une entreprise de piscines va souvent vivre son gros «peak» au printemps.
Les détaillants vivent souvent le leur avant Noël.
Les CPE vivent certains moments de l'année où les changements, les inscriptions ou les vacances viennent augmenter la charge.
Même chose dans les services professionnels.
Il y a des périodes où les demandes rentrent de partout et où les journées semblent trop courtes.
Dans les périodes plus calmes, c'est souvent le bon moment pour réfléchir.
Revoir les processus.
Faire le ménage.
Créer des outils.
Optimiser la façon de travailler.
Tester de nouvelles approches.
Bref, travailler sur l'entreprise.
Mais quand le «peak» arrive, la réalité change.
L'objectif n'est plus nécessairement d'améliorer le moteur.
L'objectif est souvent de faire avancer le véhicule.
Le piège est contre-intuitif
Plus tu aimes les choses bien faites, plus tu risques de tomber dedans.
Parce que ton réflexe naturel, c'est de vouloir améliorer, optimiser et corriger ce qui pourrait être mieux.
Le problème, c'est que certaines périodes ne demandent pas d'améliorer la machine.
Elles demandent simplement qu'elle continue d'avancer.
Et c'est là que plusieurs leaders s'épuisent.
Ils continuent de fonctionner comme s'ils étaient dans une période de construction alors qu'ils sont en pleine période d'exécution.
Ils veulent régler les problèmes à la source.
Refaire les processus.
Corriger toutes les inefficacités.
Mettre en place de nouvelles façons de faire.
Pendant que l'entreprise roule déjà à pleine capacité.
Résultat ?
Ils ajoutent de la charge à une charge déjà présente.
Le coût caché de vouloir trop bien faire
Le problème, ce n'est pas de vouloir être optimal.
Le problème, c'est de vouloir être optimal au mauvais moment.
Parce qu'à force de vouloir tout améliorer, on finit parfois par manquer d'énergie pour maintenir ce qui est déjà essentiel.
Et quand ça arrive, ce n'est pas juste le leader qui en paie le prix.
L'équipe commence à le ressentir.
Les délais s'allongent.
Les suivis s'accumulent.
La fatigue augmente.
Et tranquillement, même le fonctionnel commence à s'effriter.
Le paradoxe, c'est qu'à vouloir faire mieux, on finit parfois par faire moins bien.
Ce que je recommande à mes clients
Quand tu traverses une période intense, donne-toi la permission de viser le fonctionnel.
Pas pour toujours.
Pas par manque d'ambition.
De façon consciente et volontaire.
Parce que ce n'est pas la même chose.
1. Identifie ce qui doit absolument fonctionner
Si tu devais choisir seulement trois à cinq éléments qui doivent rester solides pendant cette période, lesquels seraient-ils ?
Concentre ton énergie là-dessus.
2. Prends des notes plutôt que de régler immédiatement
Tu vois une amélioration possible ?
Parfait.
Note-la.
Garde une liste.
Accumule les observations.
Mais résiste à la tentation de tout corriger sur-le-champ.
3. Prévois un moment d'optimisation après le peak
Les entreprises qui s'améliorent le plus ne sont pas celles qui optimisent en permanence.
Ce sont souvent celles qui savent alterner entre l'exécution et l'amélioration.
Pendant le peak, elles prennent des notes.
Après le peak, elles analysent.
Puis elles améliorent.
4. Reviens aux bases quand tu te sens débordé
Pose-toi cette question :
Est-ce que j'essaie de rendre ça optimal ou est-ce que j'essaie de le rendre fonctionnel ?
Tu risques d'être surpris du nombre de fois où la réponse va t'aider à retrouver un peu d'air.
Une réflexion pour terminer
Quand on aime performer, viser l'optimal semble souvent être la bonne décision.
Mais dans certaines saisons, la meilleure décision n'est pas d'en faire plus.
C'est de protéger son énergie pour ce qui compte vraiment.
Parce qu'un système fonctionnel qui traverse le peak vaut beaucoup plus qu'un système parfait qui épuise tout le monde avant la ligne d'arrivée.
Et lorsque la tempête sera passée, tu auras tout le temps nécessaire pour retourner optimiser ce qui mérite de l'être.
J’espère que ça t’aide !

Stéphanie-Frédérique
Pis si tu t'es reconnu dans cet article, j'ai peut-être quelque chose pour toi.
J'ai récemment refait plusieurs de mes outils gratuits à partir des questions que j'entends le plus souvent dans mes accompagnements.
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