« Oui, mais moi, je veux juste qu’ils comprennent mon point! »

Je suis un peu trop investie dans Occupation Double.
Si t’as jamais écouté ça, le principe, c’est que des célibataires apprennent à se connaître dans l’espoir de former un couple et de gagner l’aventure. Mais pour se rendre jusqu’au bout, ils doivent aussi composer avec la vie de groupe et des éliminations où les participants ont leur mot à dire.
Faque au-delà de la séduction, y’a des alliances, des désaccords, des décisions à prendre piiiiiis des émotions qui embarquent quand ça se passe pas comme prévu.
Je trouve ça vraiment intéressant pour observer les dynamiques de groupe.
Dimanche, dans un échange autour d’un vote, Billy a lancé à deux autres gars : « Vous autres, vous comptez pas dans le vote. »
Pis ça m’a donné envie de te parler d’un réflexe qu’on peut aussi avoir en gestion.
Quand on sent qu’on perd le contrôle, que ça s’passe pas comme on aimerait, bin les émotions embarquent. On veut que les autres comprennent notre point, qu’ils changent d’idée ou qu’ils arrêtent de nous mettre des bâtons dans les roues.
Et dans cet élan-là, on peut tomber dans une stratégie de communication de compétition : essayer de gagner sur les autres, d’imposer son point ou d’avoir le dernier mot.
Même si, dans notre tête, on est juste en train « d’expliquer ».
D’expliquer un peu plus fort. Avec un peu moins de patience. Pis avec de moins en moins de place pour la réponse de l’autre.
Le problème, c’est que notre façon de nous exprimer peut venir faire l’inverse de ce qu’on souhaite.
Dans le cas de Billy, en faisant sentir à deux autres gars que leur avis comptait pas, il risquait de les amener à se braquer pis à devenir encore plus rigides dans leur position.
Parce que quand quelqu’un nous fait sentir qu’on compte pas, ça nous donne rarement envie de lui répondre :
« Ah bin oui, t’as raison. On va faire comme tu veux. »
Ça donne plutôt envie de défendre notre place.
Pis au travail, ça peut ressembler à :
« C’est pas toi qui décides. »
« Quand tu seras à ma place, tu comprendras. »
« C’est moi le boss, on va faire ça de même. »
Oui, comme gestionnaire, tu as des décisions à prendre. Et certaines ne feront pas l’unanimité.
Mais la façon dont tu exerces ton rôle influence la façon dont les autres vont recevoir ta décision.
Tu peux préciser qui décide, expliquer ce qui motive ton choix et entendre un désaccord, sans faire sentir à la personne que son avis n’a aucune valeur.
Par exemple :
« Je comprends que tu vois ça autrement. De mon côté, voici ce qui m’amène à prendre cette décision. Qu’est-ce qui te préoccupe le plus avec ça? »
Tu gardes ta responsabilité de décider, pis tu laisses de la place à une conversation.
Quand tu sens que tu pousses de plus en plus fort pour faire passer ton point, prends un instant pour te demander :
« Qu’est-ce que je veux obtenir de cette conversation, pis est-ce que ma façon de m’exprimer m’aide à y arriver? »
Parce qu’on peut réussir à avoir le dernier mot pis se retrouver avec encore moins de collaboration pour la suite.
Bonne réflexion!

Stéphanie-Frédérique
J’ai décortiqué l’extrait dans ma vidéo juste ici. Toi, tu penses quoi de la façon de s’exprimer de Billy?
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| @stephfredbel on Tiktok Ambitiose | Stephfred |
Gérer une équipe, ça vient pas avec un script. Mais des fois, on aimerait ça.
Pour les moments où tu te demandes comment dire les choses, quoi clarifier ou par où commencer, j’ai créé des outils pour t’aider à passer à l’action.
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