« J’haïs ça quand quelqu’un est déçu par mes décisions. »

C’est une phrase que j’entends souvent.
Et rarement avec colère.
Plus avec un petit découragement.
« Peu importe ce que je décide, il y a toujours quelqu’un pour qui ça ne fait pas son affaire. Pis pour vrai, ça me fait de quoi. »
Si tu t’es déjà dit ça, je vais te rassurer tout de suite. C’est normal.
Parce que quand quelqu’un est déçu par une décision que tu prends,
ça vient toucher quelque chose de très humain en toi.
Ton besoin d’être juste.
Ton besoin d’être reconnu comme un bon leader.
Ton besoin de ne pas faire de peine inutilement.
Et c’est là que ça devient délicat.
Le piège silencieux
Quand la déception arrive en face de toi, tu ressens un inconfort.
Et le réflexe naturel, c’est de vouloir l’enlever.
Pas parce que tu es faible.
Parce que tu es humain.
Mais attention.
Si chaque fois que quelqu’un est déçu, tu ajustes ta décision pour apaiser l’émotion, tu viens tranquillement d’abandonner ta posture.
L’empathie ne veut pas dire céder.
Et c’est là que plusieurs leaders se mélangent.
Accueillir le besoin sans abandonner le cadre
Quand quelqu’un est déçu, il y a souvent deux choses différentes :
1. La demande.
2. Le besoin derrière la demande.
Ce n’est pas la même chose.
Première chose à faire.
Reconnaître le besoin, pas la demande.
Au lieu de dire : « Ok, je vais changer. »
Tu peux dire : « Je vois que c’est important pour toi. »
Tu reconnais l’humain.
Tu n’abandonnes pas ta décision.
Deuxième chose.
T’ancrer dans ton rôle.
Tu peux nommer calmement : « Mon rôle, c’est d’être juste et clair. Et je comprends que ça peut être décevant pour certains par moment. »
Tu ne te justifies pas.
Tu ne te défends pas.
Tu rappelles ton cadre.
Et ça change tout.
Si ça reste lourd après la rencontre
Parce que oui, des fois ça reste lourd.
Tu sors du bureau et tu te dis : « J’haïs ça quand ils sont déçus. »
Prends dix secondes.
Respire.
Rappelle-toi ceci : Tu peux respecter l’humain ET respecter le cadre.
Les deux peuvent coexister. Ce n’est pas incompatible.
Ce qui est incompatible, par contre, c’est vouloir être aimé par tout le monde et être cohérent dans ton rôle.
À un moment donné, il faut choisir.
Empathique sans te sacrifier
L’empathie, c’est reconnaître l’émotion de l’autre.
La maturité, c’est ne pas te sacrifier pour apaiser cette émotion.
Tu peux dire : « Je comprends que c’est frustrant. »
Sans ajouter : « Donc je vais changer ma décision. »
C’est ça, la posture.
Et plus tu t’exerces à tenir cet espace-là, plus ton leadership devient stable.
Moins réactif. Plus assumé.
Action concrète cette semaine
La prochaine fois que quelqu’un est déçu par une décision que tu prends :
-
Nommes ce que tu observes.
« Je vois que ça te déçoit. » -
Rappelle ton rôle.
« Mon rôle, c’est d’être juste et cohérent pour l’ensemble de l’équipe. » -
Ne change rien sous le coup de l’inconfort.
Si tu dois ajuster, fais-le à froid.
Jamais pour faire disparaître une émotion sur le moment.
Un leader mature ne cherche pas à éviter la déception.
Il cherche à rester aligné.
Et ça, c’est une posture qui se travaille.
Chaque semaine.
J’espère que ça t’aide !

Stéphanie-Frédérique
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