« J’ai peur de les perdre si je les challenge pas assez. »

C’est une pensée que plusieurs bons leaders ont.
Pas parce qu’ils doutent d’eux.
Mais parce qu’ils savent reconnaître le potentiel quand ils le voient.
Un employé à haut potentiel, c’est souvent quelqu’un qui livre bien, qui comprend vite, qui a une bonne lecture des situations et qui pourrait clairement en prendre plus.
Pas forcément plus de tâches.
Plus de profondeur.
Et là, la question arrive naturellement :
Est-ce que je le stimule assez ou est-ce que je suis en train de le garder confortable sans m’en rendre compte.
La nuance importante à faire
La plupart des leaders ne sous-challengent pas par peur ou par manque de courage.
Ils le font par souci d’équilibre.
Ils veulent éviter la surcharge.
Ils veulent respecter le rythme.
Ils veulent préserver le climat.
Et pendant un bon moment, ça fonctionne.
Le travail est bien fait.
Il n’y a pas de plainte.
Il n’y a pas de tension.
Le défi, c’est que chez un employé à haut potentiel, le calme n’est pas toujours bon signe.
Parfois, ça veut dire que le rôle n’a pas évolué aussi vite que la personne et qu’elle commence à manquer de stimulation.
Ce qui se passe quand le défi n’est plus au rendez-vous
Ce n’est pas un désengagement spectaculaire.
C’est subtil.
Moins d’initiatives spontanées.
Moins d’énergie dans les échanges.
Moins d’élan.
Pas parce que c’est trop exigeant.
Parce que ce n’est plus assez mobilisant.
Et souvent, le leader s’en rend compte tard.
Pas parce qu’il n’est pas attentif.
Parce que rien ne crie alarme.
Challenger, ce n’est pas pousser plus fort
Challenger un employé à haut potentiel, ce n’est pas ajouter de la pression. C’est ajuster le niveau de responsabilité au niveau de maturité.
Concrètement, ça peut vouloir dire :
-
lui confier un mandat qui demande de réfléchir, pas juste d’exécuter
-
l’impliquer dans une décision en amont
-
lui demander son analyse, pas seulement son opinion
-
clarifier ce qu’on attend de lui dans une posture plus stratégique
Le message derrière tout ça est simple :
« Je te vois. Je te fais confiance. Je te considère capable de plus. »
Petit clin d’oeil avec la Saint-Valentin
La Saint-Valentin, ce n’est pas juste une question d’intensité.
C’est une question d’attention.
Dans une relation, ce qui fait décrocher, ce n’est pas le manque d’amour.
C’est le sentiment de ne plus grandir ensemble.
En gestion, c’est exactement la même chose.
L’engagement se nourrit quand une personne sent qu’elle évolue, qu’elle apprend et qu’elle a encore une place pour se développer.
Trois actions concrètes à poser cette semaine
-
Identifie un employé à haut potentiel dans ton équipe.
Demande-toi honnêtement si son rôle actuel reflète vraiment sa capacité. -
Ouvre une conversation simple. Pas une évaluation.
Une discussion sur ce qui le stimule, ce qu’il aimerait développer et ce qui serait un vrai défi pour lui. -
Ajuste un seul élément de son rôle
Un mandat plus structurant.
Un espace de décision.
Une responsabilité qui demande réflexion et jugement.
Pas besoin de tout revoir.
Un bon ajustement vaut mieux qu’un grand discours.
En fin de semaine, pendant qu’on parle d’amour et d’attention, rappelle-toi que dans une équipe aussi, l’engagement passe par la stimulation, pas par la peur de perdre.
Bonne réflexion et j’espère que ça t’aide !

Stéphanie-Frédérique
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