« Avoir des attentes, c’est une chose. Les nommer, c’en est une autre »

Cette semaine, la Saint-Valentin s’en vient à grands pas.
Pis pour une fois, j’avais envie de te proposer un article un peu plus ludique, question d’alléger la semaine.
Pas pour te donner des conseils de couple.
Mais parce que, qu’on le veuille ou non, les relations amoureuses ont pas mal de points en commun avec nos relations avec les autres.
Et oui, avec celles qu’on entretient comme leader aussi.
Communication. Attentes.
Non-dits. Déceptions évitables.
Bref, un parallèle léger, mais étonnamment pertinent.
Prenons un exemple bien simple.
Tu sais quand quelqu’un dit à son ou sa partenaire :
« J’aimerais ça qu’on fasse quelque chose de spécial à la Saint-Valentin. »
Dans sa tête, c’est clair.
Il a déjà une idée de ce que “spécial” veut dire.
Mais de l’autre côté, la réponse arrive souvent sous forme de :
« Quoi? »
Et c’est là que le décalage commence.
Parce que non, pour l’un, “spécial”, ce n’est pas aller au resto avec des chums. Ce n’est pas non plus acheter du chocolat cheap à la station-service en revenant de la job. Pis ce n’est surtout pas arriver le 14 février à 17 h 15 en disant : « On fait-tu quelque chose pour la Saint-Valentin? »
Et pourtant, en gestion, on fait exactement la même chose.
Beaucoup plus souvent qu’on pense.
Comme leader, combien de fois tu t’es dit :
« J’aimerais ça que mon équipe soit plus engagée. »
« J’aimerais ça qu’ils prennent plus d’initiatives. »
« J’aimerais ça qu’ils soient plus responsables. »
Mais sans jamais avoir vraiment nommé ce que ça veut dire concrètement.
Sans cadre. Sans timing.
Sans exemple. Sans suivi.
On lance une intention dans l’air, puis on espère que l’autre va deviner.
Spoiler.
Ça ne marche pas plus en leadership qu’en couple.
Le vrai problème, ce n’est pas l’intention.
Dans les deux cas, elle est bonne.
Le problème, c’est l’écart entre ce que tu as en tête et ce que l’autre comprend.
Quand les attentes sont floues, l’autre fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.
Il improvise. Il interprète.
Il fait à moitié. Ou il ne fait rien du tout.
Et après, on se retrouve déçus en se disant :
« Pourtant, j’avais été clair. »
Non.
C’était clair dans ta tête.
Pas nécessairement dans la sienne.
Un leadership mature, ce n’est pas espérer que l’autre comprenne.
Ce n’est pas se dire qu’il devrait savoir.
Ce n’est pas attendre au dernier moment et réagir quand ça ne livre pas.
Un leadership mature, c’est prendre le temps de dire les choses avant.
Nommer ce que tu attends.
Expliquer pourquoi c’est important.
Donner un cadre clair.
Puis laisser de la place à l’autre pour livrer à sa façon.
Exactement comme dans une relation saine.
Alors, question honnête pour toi cette semaine.
Est-ce que, dans ton rôle de leader, tu agis parfois
comme quelqu’un qui dit :
« J’aimerais ça qu’on fasse quelque chose de spécial »
sans jamais expliquer c’est quoi, quand, comment et pourquoi?
Si oui, bonne nouvelle.
Ce n’est pas un défaut de leadership.
C’est un angle mort qui se travaille.
Et non, ça ne se règle pas avec un chocolat de dernière minute.
En résumé.
Les non-dits créent de la déception.
Les attentes floues créent de la frustration.
La clarté crée de la sécurité.
Et la sécurité crée de l’engagement.
En couple.
En leadership.
Même logique.
Sur ce, je te souhaite une semaine un peu plus légère, avec juste assez de recul pour observer comment tu communiques tes attentes.
À la maison comme au travail.
J’espère que ça t’aide !

Stéphanie-Frédérique
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| @stephfredbel on Tiktok StephFred | Consultante |
Si cette réflexion te parle, mon guide Clarifie ton rôle va t’aider à mettre des mots clairs sur tes attentes, ton rôle et ce que tu veux vraiment voir se passer dans ton équipe.

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