« Oui mais… », Tu connais cette phrase-là.

Tu connais cette phrase-là.
« Oui mais j’ai pas eu le temps. »
« Oui mais on ne m’avait pas dit. »
« Oui mais c’était pas clair. »
« Oui mais je pensais que… »
Au début, tu l’entends une fois.
Ça passe.
Deux fois.
Tu expliques.
Trois, quatre, cinq fois…
Et là tu sens que ce n’est plus un incident.
C’est un pattern.
Une erreur n’est pas une culture
Fais attention ici.
Une excuse occasionnelle, c’est humain.
Une erreur, c’est normal.
Un oubli, ça arrive.
Une culture d’excuses, par contre, c’est différent.
Ce n’est pas le fait qu’il y ait une erreur.
C’est le réflexe automatique de se justifier au lieu d’assumer.
C’est quand la première réaction n’est pas :
« Voici ce que je vais corriger. »
Mais plutôt :
« Voici pourquoi ce n’est pas vraiment de ma faute. »
Et ça, ça change tout.
Comment une culture d’excuses s’installe
Rarement parce que les employés sont paresseux.
Souvent parce que le système l’encourage sans le vouloir.
Par exemple :
-
Quand on cherche un coupable au lieu d’une solution
-
Quand l’erreur est accueillie avec tension
-
Quand on intervient trop vite pour réparer
-
Quand les standards ne sont pas clairs
Le cerveau humain est simple.
S’il sent une menace, il se protège.
Et la justification est une forme de protection.
La vraie question à te poser
Quand quelqu’un s’excuse ou se justifie, demande-toi :
Est-ce qu’il essaie d’éviter une conséquence ou est-ce qu’il essaie d’éviter ton jugement ?
Parce que si la peur d’être perçu comme incompétent est plus grande que le désir de s’améliorer, tu vas avoir des excuses.Pas de la responsabilité.
Responsabiliser sans écraser
Si quelqu’un dit : « Oui mais je n’avais pas l’information. »
Tu peux répondre : « L’information n’était pas claire de ton côté. Comment on ajuste le processus pour que ce soit différent la prochaine fois ? »
Tu déplaces la conversation.
On ne parle plus du passé.
On parle du prochain comportement.
Autre exemple : « Oui mais j’ai manqué de temps. »
Réponse possible : « Avec du recul, qu’est-ce qui aurait permis que cette tâche soit traitée autrement ? »
Toujours la même logique.
On reconnaît. On redirige. On responsabilise.
Ce que tu tolères devient la norme
Si chaque justification est acceptée sans réflexion, elle devient un réflexe collectif.
Si chaque erreur est suivie d’une question orientée vers l’amélioration, tu crées une culture d’apprentissage.
La différence est subtile.
Mais elle est énorme à long terme.
Action concrète cette semaine
La prochaine fois que tu entends un « oui mais » :
Tu n’as pas besoin de confronter l’émotion.
Tu n’as pas besoin non plus de débattre la justification.
Écoute.
Puis déplace la conversation.
Par exemple :
« Dans ce genre de situation, ça nous montre quoi à ajuster ? »
Là, tu ne cherches pas à avoir raison.
Tu cherches à élever le niveau de responsabilité.
Et ça change complètement la dynamique.
Tu n’es pas là pour gagner un débat.
Tu es là pour développer des adultes responsables.
Une culture d’excuses, ce n’est pas un problème de caractère.
C’est un problème de cadre.
Et le cadre, c’est toi qui le tiens.
Toujours.
Bonne réflexion !

Stéphanie-Frédérique
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