« Juste un petit congé… »

« Juste un petit congé… »
T’as déjà entendu ça ?
Un employé te demande de partir plus tôt. Encore.
« C’est juste pour aujourd’hui. »
« J’ai un p’tit imprévu. »
« C’est pas souvent, là. »
Pis là, toi, t’as le choix entre :
- Dire oui pour pas avoir l’air trop rigide
- Dire non pis avoir l’air bête
- Soupirer fort dans ta tête, pis encore une fois, te revirer de bord avec le reste de l’équipe
Mais à force que ça se répète, tu le sais : ça marche pu.
Ce genre de situation, c’est pas une question d’horaire. C’est une question de cadre.
Tu veux pas être le boss qui contrôle chaque mouvement.
Mais tu veux pas non plus être celui ou celle que le monde contourne chaque fois qu’ils ont besoin de « juste un p’tit congé ».
Alors, voici comment tu peux garder ton humanité, tout en posant un cadre clair.
1. Commence par écouter (même si ça va te chercher biiiiin profond)
Exemple :
« Je comprends que t’as quelque chose d’important. Pis j’suis pas fermé à ajuster l’horaire quand c’est exceptionnel. »
- Tu reconnais le besoin.
- Tu ouvres la discussion.
- Tu gardes le lien.
Mais…
2. Nommes le pattern
Exemple :
« Ça fait trois fois ce mois-ci que tu pars plus tôt, pis chaque fois, c’est décidé le jour même. »
Tu ne pointes pas la personne, tu pointes la fréquence.
Tu fais un constat, pas un reproche.
3. Reconnecte à l’impact
Exemple :
« Avec la charge qu’on a, chaque fois qu’on doit se revirer de bord à la dernière minute, c’est l’équipe qui paie le prix. »
Ça, c’est le bout souvent oublié.
Parce que pendant que toi tu gères l’urgence, ton monde, lui, absorbe le reste.
Pis ça, ça use la dynamique d’équipe.
4. Montre que tu veux comprendre
(mais n'oublies pas que comprendre ne veut pas dire accepter)
Exemple :
« Tu peux partir aujourd’hui, c’est correct. Mais demain, j’aimerais qu’on prenne 15-20 minutes pour en jaser. J’veux comprendre ce qui se passe pis qu’on se redonne un cadre clair. »
Tu ne règles pas tout là, sous pression pis, on va se le dire, dans l’émotion.
Tu reviens avec une vraie discussion.
Parce que si tu veux que ça change, faut pas juste dire “oui” ou “non”.
Faut ouvrir la porte pour comprendre ce qu’il y a derrière cette demande répétée.
Ce qu’il faut retenir :
- Dire oui aujourd’hui, c’est pas se faire manipuler.
- C’est garder le lien, mais annoncer qu’il faudra en reparler.
- C’est poser un cadre, sans couper le lien humain.
Souvent, derrière une série de congés de dernière minute, y’a autre chose :
- Une surcharge
- Un désengagement
- Une mauvaise compréhension des attentes
- Ou juste un besoin de jaser, pis personne n’a pris le temps
Tu peux rester ferme. Et rester humain.
Les deux peuvent (et doivent) aller ensemble.
J’espère que ça t’aide !

Stéphanie-Frédérique
Tu veux voir cette scène en version vidéo ?
Je t’ai préparé une capsule qui illustre exactement comment t’y prendre, dans le ton juste, ni trop mou, ni trop raide.
Tu es un nouveau leader?
Ou tu as l’impression d’avoir perdu le contrôle pis que tout repose sur tes épaules?
Mon guide interactif “90 jours pour marquer ton leadership” est là pour ça.

Pas de blabla, juste des questions concrètes pour faire le point, prendre du recul pis bâtir un cadre de gestion qui tient la route.
Parce que gérer, ça s’improvise pas , mais ça se structure.
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